Jalon financierChina Securities Journal / Economic Information Daily · 29–30/09
Le 29 septembre, Benmo Power (Beijing) Technology Co., Ltd. (Direct Drive Tech Limited, 06731.HK) a été admise au marché principal de la Bourse de Hong Kong, devenant la première société cotée de robotique au monde dont la technologie d'entraînement direct constitue le cœur d'activité. L'offre mondiale a porté sur 50 millions d'actions H au prix de 21,60 HKD, soit environ 1,08 milliard de HKD levés (produit net d'environ 982,5 millions de HKD), avec deux investisseurs de référence, Hong Kong Innovation et Yitang Shenghai, représentant 43,54 % de l'offre ; le tour de table inclut Legend Capital, Songhe Chuangzhi, Five Source Capital, XPENG et SenseTime. La tranche publique hongkongaise a été sursouscrite environ 208,56 fois. La société remplace le schéma classique « moteur + réducteur » par une architecture intégrant moteur, encodeur et variateur, supprimant la transmission intermédiaire. En 2025, sa part de marché dans les modules d'entraînement direct pour robots de consommation en Chine atteignait 61,1 %, au premier rang : elle est le seul acteur à dépasser 5 millions d'unités expédiées par an (8,51 millions en 2025, 5,70 millions au premier semestre 2026, plus de 7,5 millions de robots alimentés au cumul) et travaille avec quatre des dix premiers fabricants mondiaux de robots de consommation. Le chiffre d'affaires est passé de 17,54 millions de CNY en 2023 à 282 millions en 2025 (croissance annuelle composée de 300,8 %), la marge brute de 13,5 % à 21,5 %. Sur le segment des robots à roues et jambes, sa gamme (Xingtian, TITA, D1) se classe deuxième en Chine avec 18,6 % de part. Les fonds financeront la R&D en entraînement direct, l'extension automatisée des capacités et le développement des réseaux de vente en Chine et à l'étranger.
Jalon sectorielIDC / Nanfang Plus · 30/09
IDC a publié le 30 septembre son rapport semestriel : près de 25 000 robots humanoïdes ont été expédiés dans le monde au premier semestre 2026, en hausse de 432,1 % sur un an ; la Chine en représente plus de 19 000 unités, soit environ 77,9 % du total mondial. Par constructeur, AGIBOT a expédié plus de 8 600 unités (environ 35 % du marché mondial et plus de 45 % du marché chinois), premier à la fois en volume livré et en chiffre d'affaires commercialisé ; Unitree et Booster Robotics occupent les deuxième et troisième places, tandis qu'UBTECH affiche la plus forte croissance, proche de 2 000 %. Le rapport formule un constat d'orientation : la concurrence se déplace de la conception structurelle, des paramètres matériels et des performances de locomotion vers la compréhension du monde physique, la planification de tâches, l'exécution d'opérations et l'apprentissage continu — autrement dit, d'une compétition sur les capacités matérielles vers une compétition sur les capacités globales d'intelligence incarnée. IDC prévoit plus de 750 000 unités expédiées dans le monde en 2030. À titre de comparaison, GGII (Gaogong Industry Research) estimait à 62 500 unités les expéditions chinoises de 2026, contre environ 18 000 en 2025.
Processus d'IPODoNews / données publiques de la CSRC · enregistrement le 20/09 · rapporté le 29/09
Selon les données publiées par la CSRC, PaXini Artificial Intelligence Technology (Beijing) Co., Ltd. a déposé son enregistrement de tutorat auprès du bureau de la CSRC de Pékin (accord signé le 15 septembre, enregistrement le 20 septembre), avec Guotai Haitong Securities comme tuteur, ouvrant la préparation d'une cotation en Chine continentale sous la bannière de « première cotation du toucher incarné ». Fondée en 2021 à Shenzhen, la société est issue du laboratoire Sugano de l'université Waseda ; elle a achevé sa transformation en société par actions et transféré son siège à Pékin en juillet 2026. Son rythme de financement est dense cette année : plus de 1 milliard de CNY en série B en mars (valorisation post-money au-delà de 10 milliards), 1 milliard de CNY supplémentaires en tour stratégique en août, puis un tour B++ de plusieurs centaines de millions en septembre — soit plus de 4 milliards de CNY levés au cumul, le montant publiquement divulgué le plus élevé au monde dans le toucher. L'actionnariat mêle capitaux d'État, capitaux financiers et capitaux industriels : BYD est le premier investisseur externe (plus de 100 millions de CNY investis en avril 2025 pour 13,37 % du capital), JD.com le deuxième, aux côtés de Samsung, TCL, SAIC, BAIC, ENN et SenseTime. Ses puces de perception tactile dépassent 1 million d'unités expédiées cumulées, et l'entreprise a bâti des usines de collecte de données à Tianjin, Suqian, Wuhan et Zigong.
FinancementSina Finance / PEdaily · 29/09
Le 29 septembre, la société d'intelligence incarnée grand public Knowin (Shenzhen Knowin AI Co., Ltd.) a annoncé un tour d'amorçage +++ de plusieurs centaines de millions de CNY, mené par un fonds lié à JD.com, avec la participation de Loyal Valley Capital, Nanshan Strategic Emerging Industry Investment et Walden International. Fondée à Shenzhen en août 2025 par Li Yinchuan, ancien scientifique du laboratoire Noah d'Huawei, l'entreprise a réalisé cinq tours et levé plus d'un milliard de CNY au cumul ; le tour précédent de 500 millions de CNY avait été annoncé le 10 août, soit seulement 49 jours avant celui-ci. Sur le plan technique, son modèle génératif incarné GLOW (Generative Learning of World) réunit quatre briques : KnowinGLOW, modèle autorégressif multimodal unifié ; KnowinDream, génération d'expériences domestiques ; KnowinWorld, modèle de monde classant les actions candidates ; et KnowinAgent, environnement d'exécution gérant mémoire, appels d'outils et replanification. L'approche revendiquée est « apprendre une tâche à partir d'une seule démonstration humaine », sans mise à jour des paramètres pendant l'exécution. La société rapporte un taux de réussite moyen de 62,2 % sur 18 tâches simulées RoboDojo (contre 22,2 % pour une référence fondée sur GPT-6) et de 86,7 % sur les six conditions de perturbation LIBERO-Pro. Côté matériel, son premier robot domestique KNOWIN-X1 adopte des bras entièrement repliables (hauteur repliée inférieure à 40 cm), en phase de prototype avec une production de série prévue l'an prochain ; le taux de développement interne des composants dépasse 95 %. Les fonds financeront l'extension des données d'entraînement, la validation d'ingénierie et la préparation de la production du KNOWIN-X1, ainsi que le recrutement.
RécapitulatifCompilation (A3 / Sina Finance / Humanoids Daily) · 28/09 – 01/10
Huit opérations représentatives ont été annoncées sur la fenêtre (28/09–01/10), auxquelles s'ajoute une cotation (Direct Drive Tech, voir section 1). Le capital s'élargit nettement au-delà des constructeurs : modèles incarnés pour la maison (Knowin), perception tactile et matériel de collecte de données (Tachin, Qianjue Robotics), puces et modules système pour robots (SiMa.ai) et, pour la première fois, infrastructure financière permettant à des robots de commercer entre eux (Konnex) captent tous des fonds.
| Société | Tour | Montant | Meneur / principaux investisseurs | Date |
| Knowin (Chine, Shenzhen) | Amorçage +++ | plusieurs centaines de M CNY | Fonds lié à JD.com ; Loyal Valley Capital, Walden International | 29/09 |
| Tachin (Chine, Pékin) | Pre-A++ | plus de 100 M CNY | Fonds d'industrie de l'IA de Pékin et fonds des nouveaux matériaux de Pékin (co-meneurs) | 30/09 |
| Qianjue Robotics (Chine, Pékin) | Tour stratégique (deux consécutifs) | plusieurs centaines de M CNY | BlueRun Ventures (meneur) ; CICC Capital, Jingya Capital | septembre |
| SiMa.ai (États-Unis) | Série C | 150 M USD | Fidelity et Amplify (co-meneurs), valorisation > 1,45 Md USD | semaine du 28/09 |
| Tangent Robotics (États-Unis) | Pre-Seed | 4,5 M USD | Fly Ventures et Toyota Ventures (co-meneurs) | 30/09 |
| Konnex (États-Unis) | non divulgué | 18,5 M USD | non divulgué | semaine du 28/09 |
| Tekever (Portugal) | Série D | 580 M USD | UC Investments, Baillie Gifford | semaine du 28/09 |
SiMa.ai fournit semi-conducteurs et modules système pour la robotique et l'IA en périphérie ; les fonds iront à sa plateforme logicielle Palette Neat et à sa prochaine génération de matériel attendue au premier semestre 2028. Tangent Robotics, essaimage du laboratoire de manipulation et mobilité robotiques de l'université Columbia, combine mains robotiques, perception optique du toucher et compétences motrices apprises pour constituer une « couche de motricité fine » entre les modèles vision-langage-action et les contrôleurs bas niveau, avec pour cibles l'insertion de connecteurs, la mise en place de joints et l'assemblage d'engrenages. Konnex développe une infrastructure financière permettant aux robots de s'embaucher mutuellement, de licencier la propriété intellectuelle nécessaire et de se régler en stablecoin — première cible de la « couche de paiement » de l'économie robotique. À noter que la même semaine a vu d'autres projets comparables de « corps modulaires » (O-ID, 1,2 M USD d'amorçage ; Feather Robotics, 7,6 M USD de pre-seed), signe d'un début d'encombrement du segment.
Marchés de capitaux21st Century Business Herald / Sina Finance · 27/09
Le processus de cotation des entreprises chinoises de robotique se scinde en trois voies : arrêt, attente et acquisition. HuanDong Technology, filiale de Shuanghuan Driveline, a retiré volontairement sa demande de cotation sur le STAR Market, mettant fin à sa procédure ; DEEP Robotics et Leju Robotics sont en phase de questions ; Dobot a passé la commission de revue du ChiNext mais n'a pas encore déposé son dossier d'enregistrement ; Direct Drive Tech a achevé sa cotation à Hong Kong le 29 septembre. Les sociétés déjà cotées subissent l'épreuve du marché secondaire : Unitree, cotée sur le STAR Market en août, était valorisée plus de 440 milliards de CNY au plus haut du premier jour, contre environ 197,4 milliards au 24 septembre, soit un recul d'environ 55,6 % ; Mech-Mind, cotée à Hong Kong en septembre, est passée sous son prix d'introduction et vaut environ 10,4 milliards de HKD (−18,1 % environ). Côté politique publique, la Commission nationale du développement et de la réforme a rappelé le 28 août que la robotique doit se développer « en fonction des ressources locales, de manière ordonnée, en évitant l'engouement aveugle » ; selon des informations de presse, les régulateurs ont eu des échanges informels avec des banques d'affaires et des investisseurs institutionnels pour relever les seuils d'admission des fabricants d'humanoïdes, en mettant l'accent sur les revenus récurrents, la réduction des pertes et la différenciation technologique réelle. L'autre voie est l'acquisition du contrôle d'une société cotée — dernier cas en date, Shenpu Intelligent, tête d'un consortium devant investir environ 810 millions de CNY dans la restructuration hors tribunal de *ST Meizhi afin d'en prendre le contrôle et de réorienter la société vers la robotique et l'IA (opération encore à réaliser).
Statistiques de secteurHuxiu / Lanjing News · 29/09
En 2025, le segment chinois des capteurs tactiles a enregistré environ 20 tours de financement pour près de 1,8 milliard de CNY divulgués ; sur les sept premiers mois de 2026, 15 tours ont été bouclés dans les capteurs pour humanoïdes, pour 3,1 milliards de CNY, dont 1,56 milliard pour le seul mois de juillet. La structure du secteur se répartit en trois lignées : les académiques (TaShan, PaXini, Qianjue Robotics), les nouvelles pousses natives du toucher (Daimon Robotics, quatre tours en un an ; Acorn Robot, deux tours en quatre mois) et les acteurs natifs de l'IA, qui entendent réécrire les règles par les données et les modèles. Ordres de grandeur : PaXini, quatre tours cette année et plus de 4 milliards de CNY au cumul, a déposé son tutorat de cotation le 20 septembre ; Qianjue Robotics, fondée en mai 2024, a divulgué au moins cinq tours, dont deux tours stratégiques consécutifs de plusieurs centaines de millions de CNY en septembre, ses capteurs atteignant 50 000 points de mesure par centimètre carré, avec des coopérations annoncées avec AGIBOT, X Square Robot, Galbot et EngineAI ; TaShan détient plus de 80 % du marché chinois des capteurs tactiles pour humanoïdes, son carnet de commandes fin mai représentait quatre fois son chiffre d'affaires annuel 2025, et elle est le premier partenaire de simulation tactile d'Isaac Sim référencé par NVIDIA. Sur les mains dextres, Linkerbot a bouclé sept tours en un an, avec une valorisation d'environ 3 milliards de dollars après sa série B+ et une nouvelle levée recherchée autour de 6 milliards de dollars. Le rapport souligne deux risques : l'écart entre les valorisations et la taille réelle du marché d'une part, et le fait que le financement ne remplace pas les revenus clients ni les données de réachat d'autre part.
Produits et technologiesSina Finance / PR Newswire · 29–30/09
Du 27 septembre au 1er octobre, à l'occasion d'IROS 2026, LumiBot — fondée il y a un peu plus d'un an — a exposé ses capteurs visuo-tactiles de forme digitale, sa série de mains dextres et ses modèles de manipulation, et a été invitée à présenter lors de la session dédiée aux start-up d'IROS. Côté matériel, la Lumi-Dex-21 adopte une conception intégrée commande-entraînement combinant tringlerie et entraînement direct ; la main phare de la société maintient une température de fonctionnement d'environ 50 °C grâce à un module d'articulation miniature à refroidissement actif développé en interne et supporte plus de 5 000 heures de fonctionnement à vide en continu. Le capteur visuo-tactile Lumi-Tac V2 étend la couverture du bout à la face latérale et à la pulpe du doigt, avec une résolution spatiale de 10 microns, une précision de détection de force de 0,02 N et une cadence de 120 images par seconde, complété par des algorithmes internes de reconstruction de surfaces courbes. Côté modèles, Lumi-Mind utilise une architecture hiérarchique VTLA fusionnant vision, toucher, langage et action, avec mécanisme de mémoire et déclenchement tactile pour la planification de tâches longues et les micro-ajustements en contact dense ; un découpage « cerveau + cervelet » confie la planification longue au premier et constitue au second une bibliothèque de compétences atomiques (saisie, rotation, alignement, vissage). En démonstration, la Lumi-Dex-11, à plus faible nombre de degrés de liberté, pilote par Lumi-Mind une séquence complète en six étapes — prendre le tampon, tamponner avec précision, prendre le plateau, remettre une carte, reposer le plateau, reposer le tampon — et réévalue de façon autonome son plan en cas de perturbation humaine. La thèse centrale de la société : « la limite supérieure de la qualité des données est déterminée par la fiabilité du matériel » — les jeux de données publics à main dextre à haut nombre de degrés de liberté et à retour tactile ne comptent que quelques dizaines de milliers d'échantillons, alors que l'entraînement de modèles de manipulation à l'échelle exige des dizaines de millions d'heures de données d'exploitation réelles. La société mène des validations (POC) avec des leaders de l'automobile, de l'électronique 3C et des sciences de la vie.
Lancement produitHumanoids Daily · 28/09
Le 28 septembre, Chestnut Robotics a annoncé la Aero Hand et Aero UMI, système portable de collecte et de téléopération, présentés comme un ensemble unique : l'opérateur porte le dispositif de capture et la main robotique suit. Côté spécifications, l'Aero System est dimensionné comme une main humaine et combine actionnement par tendons, entraînement direct et tringleries ; la main compte 18 degrés de liberté, le dispositif de capture affiche une précision de mesure articulaire de 0,1 degré et une durée de vie annoncée supérieure à 3 millions de cycles ; l'Aero UMI utilise des encodeurs magnétiques et un URDF associé pour capturer le mouvement hors du robot. La société revendique un « écart d'incarnation nul », sur la base d'une morphologie et d'une perception tactile appariées — il s'agit d'une thèse de conception, et non de la preuve qu'une démonstration se transfère sans erreur. La page produit ne précise ni prix, ni date de livraison, ni protocole d'essai de durée de vie, ni référence de tâche autonome ; la démonstration de lancement relève de la téléopération. Cette approche prolonge la logique de l'interface universelle de manipulation (UMI), qui utilisait des pince-objets portatifs et des caméras pour collecter des démonstrations hors robot, puis entraînait des politiques exécutables sur bras robotisés : le passage à une main dextre rend le problème de transfert nettement plus exigeant, une démonstration humaine pouvant contenir des mouvements et des contacts que le robot cible ne peut reproduire. Concevoir le capteur autour de la main destinée au déploiement est l'une des façons de réduire cet écart. Le PDG Evan Tao a travaillé chez Tesla, Apple et ASML, le CTO Joe Dong chez Waymo et Xpeng.
Observation sectorielleYicai · 27/09 – 01/10
IROS 2026 s'est tenu à Pittsburgh du 27 septembre au 1er octobre : les produits et technologies des constructeurs chinois y ont occupé le devant de la scène, certains stands étant encerclés par les visiteurs internationaux, plusieurs exposants indiquant être « débordés » — tandis que Tesla, Figure AI et 1X Technologies étaient une nouvelle fois absents, comme lors des éditions précédentes. L'une des démonstrations les plus populaires était la manipulation dextre : la main identifie et saisit des bâtons réactifs tombant aléatoirement — réussissant 8 saisies sur 10 selon les vidéos fournies par l'exposant — tandis qu'un autre robot, téléopéré par un opérateur équipé d'un casque VR et d'un gant de données exosquelettique, se muait en barman. Parmi les sociétés présentes : Sharpa (D01, W02, AE01), Wuji Technology, TaShan, LumiBot, Bodeng Intelligent et Xynova. Le point le plus notable reste l'évolution des critères d'évaluation : selon les professionnels interrogés, on ne compare plus seulement le nombre de degrés de liberté et la masse sur le papier, mais la stabilité du contrôle en force, la perception tactile, la durabilité, l'efficacité de collecte de données et, surtout, la capacité à livrer de façon fiable et à accomplir de vraies tâches. L'attention des chercheurs comme de l'industrie s'est déplacée des spectacles et combats de robots vers les applications concrètes, l'acquisition de données physiques de haute précision et l'entraînement des modèles. Pour les constructeurs chinois, IROS présente un excellent rapport coût-efficacité et un accès direct à des clients pertinents, ce qui explique l'insistance sur les salons académiques internationaux.
Distribution et commercialisationNanfang Plus / IT Home · 28/09
Le 28 septembre, PrimeBot a ouvert sa première boutique physique au monde sur la Huaihai Road à Shanghai (Longfeng PRSCO), d'une surface d'environ 355 m², réunissant présentation produits, vente, démonstration interactive et animation de communauté, avec des espaces dédiés à la gamme Q1, à la gamme T1, à l'impression 3D et aux accessoires. Le 20 septembre, l'entreprise avait commercialisé deux robots personnels : Q1 à 19 999 CNY (version Explorer 26 999 CNY) et T1 à 19 999 CNY (version Pro 29 999 CNY). Le Q1 mesure 88 cm de haut, se replie dans un sac à dos, dispose de 22 degrés de liberté en contrôle de force souple et accepte des coques personnalisées imprimées en 3D ; le T1 alterne entre forme humanoïde à roues et forme quadrupède, mesure environ 100 cm, pèse environ 16 kg, offre 2 à 3 heures d'autonomie, embarque des articulations à contrôle de force souple, change de forme selon le terrain, évite les obstacles et reconnaît les personnes — son bruit de déplacement en mode à roues reste sous 43 décibels et neuf capteurs assurent une perception à 360 degrés. PrimeBot est la marque d'intelligence incarnée grand public de Swancor (cotée sous 688585), la boutique étant exploitée par le groupe de distribution automobile Yongda, qui se positionne comme « prestataire de mise sur le marché » sans développer de robot propre. La société indique qu'une unité sort de ligne toutes les 2,5 minutes et coopère avec Lens Technology et Wolong Electric pour des lignes de production à l'échelle de 10 000 unités ; son modèle économique combine vente du matériel, abonnements de contenu et applications de propriété intellectuelle, et services. Sept villes disposent déjà d'espaces d'essai en boutique (Canton, Shenzhen, Xi'an, Xiamen, Hangzhou, Wuhan, Shanghai).
Paysage concurrentielSina News / Cailianshe / East Money · 29/09
La ligne d'Optimus est entrée dans une fenêtre critique de montée en cadence : la production hebdomadaire est passée de quelques dizaines d'unités au deuxième trimestre à plusieurs centaines (environ 500 en août, objectif de plus de 600 en septembre), avec un objectif de 1 000 unités par semaine en fin d'année ; l'ancienne ligne Model S/X de Fremont (États-Unis) a été convertie en ligne dédiée (capacité annuelle prévue de 1 million d'unités) et une seconde ligne au Texas viserait à terme 10 millions d'unités par an. Sur les coûts, la nomenclature matérielle d'une unité s'établit autour de 47 000 USD aujourd'hui, pour un prix cible à long terme de 20 000 à 30 000 USD et un début de livraisons commerciales externes attendu avant fin 2027. Trois goulots d'étranglement : l'assemblage de la main dextre, très complexe — chaque ensemble main/avant-bras compte plus de 100 vis et petits composants encore assemblés à la main, le taux de réussite au premier passage de l'unité complète étant d'environ 64 %, porté à environ 83 % après reprise ; des équipements d'automatisation encore imparfaits, certaines opérations nécessitant une intervention humaine ; et l'hétérogénéité des fournisseurs. La société prévoit par ailleurs de remplacer sa stratégie de perfectionnement de la main actuelle par un « gant de détection remplaçable » en 2027. Côté logiciel, plus de 500 employés équipés de casques à caméra et de combinaisons de capture de mouvement ont accumulé plus de 500 000 heures de séquences d'entraînement, avec un objectif de doublement d'ici la fin de l'année, mais le comportement reste instable en situation inconnue et la plupart des unités servent aujourd'hui aux essais internes et à la collecte de données. Elon Musk a lui-même reconnu que « concevoir des mains dextres est un problème très difficile, et les produire à l'échelle est 100 fois plus difficile ».
Export et marchésYicai · 30/09
Plus tôt dans le mois, la société britannique LEC Robotics a organisé une « Robot Week » à Londres, présentant les applications de robots chinois dans cinq domaines (logistique, restauration, gestion d'installations, santé et distribution), dont une machine à café réalisant des latte art ; à l'IFA 2026 de Berlin, les robots chinois étaient également au centre de l'attention. Jack Perry Jr., président du 48 Group Club britannique et PDG de London Export Corporation, estime que la conception peut se faire n'importe où, mais que la capacité de production à l'échelle, la base manufacturière et la R&D sont concentrées en Chine : « dans ce domaine, aucun autre pays ne peut suivre la vitesse de la Chine ». Le PDG de l'IFA, Leif Lindner, qualifie Unitree et AGIBOT de chefs de file du secteur. Selon la Fédération internationale de robotique (IFR), 54 % des robots industriels nouvellement installés dans le monde en 2024 l'ont été en Chine. Galbot, qui participe pour la première fois à l'IFA, fait de l'Europe son marché extérieur le plus important de l'année : son humanoïde S1 destiné à l'industrie supporte une charge de 50 kg par bras pour environ 100 000 USD, et son responsable des relations internationales souligne que « beaucoup d'usines européennes sont encore peu automatisées, s'appuyant surtout sur des bras robotisés et des AGV, ce qui les rend plus ouvertes aux nouvelles solutions ». Le reportage précise toutefois que de l'attention reçue en salon à la commande effective, il reste à franchir les barrières de la certification, de la confiance et de la sécurité logicielle — la certification devant être obtenue pays par pays.
Déploiement sectorielYicai / China Energy News · 01/10
China Southern Power Grid a signé un accord-cadre de coopération stratégique avec Unitree afin d'accélérer le déploiement de robots d'intelligence incarnée dans la maintenance du réseau, selon un modèle de « R&D conjointe, construction conjointe des scénarios, élaboration conjointe des normes, intégration industrie-innovation » qui place le gestionnaire de réseau en amont de la R&D et de la définition produit, plutôt que dans le schéma classique « le réseau fixe les paramètres, l'entreprise s'adapte, la réception se fait sur indicateurs ». Wang Yongli, directeur adjoint du centre de recherche sur l'internet de l'énergie de l'université North China Electric Power, estime que le secteur réunit les trois conditions du succès commercial : tâches à forte valeur, environnement d'entraînement continu et capacité de réplication à l'échelle, avec une boucle complète « scénario → données → modèle → norme » ; « ce n'est peut-être pas le secteur le plus facile à pénétrer, mais c'est probablement l'un des mieux placés pour passer de la démonstration à la production durable ». Côté marché, State Grid a diffusé en avril son plan d'intelligence incarnée pour 2026 : 8 500 appareils pour environ 6,8 milliards de CNY, dont 5 000 robots quadrupèdes, 500 humanoïdes d'intervention sous tension et 3 000 robots bipédiques d'inspection. En y ajoutant China Southern Power Grid et les autres énergéticiens, le secteur estime que l'investissement du secteur électrique dans l'intelligence incarnée pourrait dépasser 10 milliards de CNY en 2026. Les essais de China Southern Power Grid montrent déjà des robots réalisant de façon autonome l'inspection d'armoires et la thermographie infrarouge.
Humanoïdes à l'étrangerAssembly Magazine / The Korea Times, entre autres · 21/09 et tout le mois
Boston Dynamics a officiellement ouvert, dans l'usine-mère de Hyundai Motor Group en Géorgie (États-Unis), le Robotics Metaplant Application Center (RMAC), base d'entraînement industriel pour l'humanoïde Atlas : essais lancés en juin 2026, passage à pleine échelle en septembre, inauguration formelle le 21 septembre. Atlas y apprend des tâches de logistique et de séquencement de pièces, avec une extension prévue à l'assemblage de composants d'ici 2030 puis aux tâches de levage lourd. Sur le plan des volumes, Hyundai prévoit de déployer 25 000 unités d'Atlas dans ses usines mondiales au cours des prochaines années et construit aux États-Unis une usine capable de produire jusqu'à 30 000 robots par an ; le centre déménagera en 2027 dans un bâtiment dix fois plus grand pour accueillir davantage d'entraînements et des applications non automobiles. En arrière-plan capitalistique, Hyundai a pris le contrôle total de Boston Dynamics tout en indiquant aux investisseurs que l'introduction en bourse était repoussée. La portée de ce dispositif est double : une usine sert à la fois de site de déploiement et de générateur de données — les ateliers réels offrent les erreurs de positionnement, obstacles imprévus, variations de matériaux, coactivité humaine, frottements et usures matérielles que la simulation reproduit mal, c'est-à-dire précisément l'intrant le plus rare de l'IA physique. Parallèlement, la version de série d'Atlas étend sa présence à la logistique nord-américaine, avec cinq grands opérateurs logistiques pour des essais de transfert de matériel et de tri en entrepôt.
Matériel de collecteChina Economic Net / Beijing Daily · lancé le 23/09 · rapporté le 30/09
Le 23 septembre, Tachin a décliné son gant TachinGlove en version TachinGlove Snap : il suffit d'appuyer simultanément sur les deux clips latéraux du module de collecte situé au dos du gant pour l'extraire, puis de l'aligner sur le connecteur d'un nouveau gant et de presser pour le remettre en place — un démontage/remontage en moins de 3 secondes, le module central restant réutilisable d'un gant à l'autre (masse du module ≤ 50 g). Les performances reprennent celles de la version standard : perception de la force normale et tangentielle, résolution de force de 0,05 N/cm², 783 points de mesure, couverture complète des cinq doigts et de la paume selon une distribution imitant les lignes de la main, plage de force jusqu'à 30 N/cm², résolution spatiale inférieure à 2 mm, absence de données parasites en saisie à vide, collecte sans fil en Wi-Fi et alignement temporel universel. La société positionne l'appareil non comme un consommable mais comme une infrastructure : selon ses calculs, l'amortissement du module abaisse le coût d'environ 40 %, ce qui répond mieux aux essais à haute fréquence, aux collectes multi-séries et aux rotations d'opérateurs. Son fondateur et PDG Lai Jiancheng estime que le Snap « n'est pas une simple amélioration fonctionnelle, mais une itération indispensable pour que les clients puissent se le permettre et le garder dans la durée », l'objectif étant d'abaisser le seuil d'accès à une collecte tactile de qualité. Tachin dispose désormais de trois gammes (toucher de main dextre, toucher corps entier, collecte par gant tactile) et son TachinGlove a été livré à plusieurs dizaines de clients en Chine et à l'étranger, couvrant constructeurs, équipes de modèles et acteurs de la collecte de données. En parallèle, la société a annoncé un tour Pre-A++ de plus de 100 millions de CNY (voir section 2).
MéthodologieRobot Lecture Hall · 28/09
Au premier semestre 2026, le segment de la perception tactile a vu des tours de financement presque chaque mois, dont les fonds ont alimenté les appareils de collecte de données tactiles, les grands jeux de données tactiles et les modèles tactiles ; au WRC 2026, les gants de collecte tactile et les kits de collecte multimodaux ont afflué, confirmant la convergence des deux lignes les plus actives du moment : les données et le toucher. Le constat central du reportage est que la difficulté de la collecte tactile n'est pas de « pouvoir collecter », mais de continuer à obtenir efficacement des données de qualité lorsque l'échelle augmente. Contrairement aux données visuelles, les données tactiles dépendent intrinsèquement d'un contact réel entre la personne et l'appareil : une saisie, une pression, un branchement exigent souvent que le collecteur accomplisse réellement le geste, le gant, les capteurs et le système de collecte travaillant en synchronie pour que la donnée soit conservée — la production de données tactiles porte donc un poids matériel plus lourd. Tant que la collecte reste au stade de la petite validation, un remplacement d'équipement plus lent ou une usure plus forte du support sont peu visibles ; dès que l'on entre dans des essais à haute fréquence, des tâches multi-séries voire des rotations d'opérateurs, trois questions s'amplifient : combien de temps un équipement peut fonctionner en continu, à quelle fréquence les pièces d'usure doivent être remplacées, et combien de temps dure l'interruption générée par chaque remplacement. Cela explique l'apparition simultanée, dans cette période, de gants à fixation rapide (TachinGlove Snap) et de mains dextres à haute durabilité (main phare Lumi-Dex, 5 000 heures de fonctionnement à vide en continu) : dès lors que le secteur calcule sérieusement la réutilisation des modules, la rotation des équipements et le coût d'usage dans la durée, la dimension concurrentielle glisse de « collecter » à « collecter mieux, plus efficacement et dans la durée ».
Infrastructure de donnéesJiaziguangnian · 28–30/09
Basée à Ningbo, Bodeng Intelligent a donné à IROS 2026 une conférence intitulée « ChronoHand: Streaming Egocentric Hand Reconstruction with Closed-Loop Geometry », présentant une méthode de reconstruction en flux de la main dans les données à la première personne (données centrées humain) ; au-delà de l'exposé, la société a annoncé une ouverture de jeu de données, des coopérations académiques et des avancées sur le transfert transfrontalier de données. Chronologie : en juin, ouverture avec le centre d'innovation Junpu et le laboratoire MINT de l'université Jiao Tong de Shanghai du jeu de données RW-RL-Dataset ; en septembre, ouverture du sous-jeu RW-RL-HIL-Dataset consacré aux interventions humaines, et enregistrement du transfert transfrontalier de données achevé. Le reportage souligne un changement structurel de la collecte : les données centrées humain deviennent le courant dominant — par rapport aux caméras tierces, la vue à la première personne offre la distribution d'observation la plus proche de l'exécution réelle du robot, ce qui en fait la clé pour combler l'écart simulation-réalité. Mais ces données ne sont pas directement exploitables par un robot : il faut d'abord traiter, identifier et reconstruire les actions dans la vidéo captée, une image RVB ne fournissant que des informations bidimensionnelles, d'où la nécessité de reconstruire la main pour retrouver des actions tridimensionnelles exécutables. La reconstruction de la main est donc à la fois la clé et la difficulté. Portée pratique : un canal de conformité pour le transfert de données transfrontalier dispose désormais d'un exemple opérationnel reproductible (régime déclaratif), tandis que l'étape technique de reconstruction de la main conditionne la transformation d'une vidéo à la première personne en actif exploitable.
Politique de donnéesDAMO Developer Matrix · septembre
Lors d'une table ronde, l'Administration nationale des données a précisé sa position : rester orientée vers les problèmes, saisir les tendances sectorielles, renforcer la planification scientifique et guider les systèmes de données locaux. Son rôle n'est pas de collecter elle-même des données ni d'entraîner des modèles, mais de fixer les règles, bâtir des plateformes et favoriser la circulation — pour que les entreprises osent investir et partager des données, plutôt que de dresser des murs et de brûler des ressources en double. Les chiffres de capacité et de trafic vont dans le même sens : l'espace d'entraînement du Beijing Humanoid Robot Innovation Center couvre près de 6 000 m², avec plus de 40 zones de simulation de scénarios réels et plus de 150 robots collectant en coordination, pour une capacité annuelle de 180 000 heures de données ; son jeu de données ouvert RoboMIND dépasse 20 millions de téléchargements, doublés en un mois. En amont, le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information et la SASAC ont lancé en juin l'action spéciale 2026 d'entraînement en conditions réelles pour humanoïdes et intelligence incarnée, axée sur l'industrie, les services et les opérations spéciales, avec pour objectifs la création d'espaces d'entraînement réels et la constitution de jeux de données de qualité ; la Commission nationale du développement et de la réforme a également appelé à coordonner l'implantation de terrains d'entraînement pour remédier à la « soif de données ». Wang Xiaogang, cofondateur de SenseTime, observe que si le secteur hésitait encore l'an dernier à entrer dans des scénarios concrets, il est entré cette année dans une phase clé de validation réplicable et à l'échelle : après la période d'hésitation, la compétition se jouera sur l'épaisseur du socle de données et la vitesse d'itération des modèles. Conclusion du reportage : la première mi-temps de l'intelligence incarnée s'est jouée sur les algorithmes et les corps, la seconde se jouera sur les données et l'écosystème.
Production de donnéesCCTV News · 28/09
L'usine de données d'intelligence incarnée de Guizhou Big Data Group, située dans la nouvelle zone de Gui'an près de Guiyang, illustre la chaîne complète « collecte, contrôle, transfert et conservation, entraînement du grand modèle ». Le principe : les entreprises d'intelligence incarnée viennent avec un besoin (par exemple « mon robot doit opérer dans un supermarché »), l'usine reconstitue alors un environnement à l'échelle 1:1 et collecte les gestes correspondants ; 6 catégories et 16 scénarios entièrement simulés sont aujourd'hui disponibles. L'étape clé est le contrôle humain après collecte : chaque personne a ses habitudes — on scanne plus ou moins vite — et ces gestes personnalisés, s'ils sont appris tels quels, « désorganisent » le robot ; il faut donc écarter les gestes non normés et non génériques pour ne conserver que la réponse standard, avant transfert et conservation, et enfin entraînement d'un grand modèle de qualité. Le reportage montre aussi la collecte de gestes de « tourne-page » dans l'espace dédié au domicile, données destinées au grand modèle des robots d'aide à domicile et qui deviendront une compétence de base de cette catégorie. En arrière-plan régional, la province compte 50 centres de données en construction ou en service, dont plus de 98 % de capacité de calcul intelligent. L'intérêt de ce reportage est de rendre explicite le coût implicite de la « donnée de qualité » : une donnée n'est pas exploitable dès qu'elle est collectée, et la relecture humaine constitue l'un des principaux postes de coût et goulots d'étranglement.
Composants et capteursChina Securities Journal / Tencent · 30/09
Le robot D01 et la main dextre W02 présentés par Sharpa à IROS 2026 utilisent tous deux les modules de puissance robotiques de Hesai ; le D01 embarque en première mondiale deux lidars à semi-conducteurs FTX de Hesai (un sur le torse, un dans le dos) pour la perception tridimensionnelle de l'environnement. Le FTX offre un champ de vision maximal de 180° × 140° ; il équipait déjà les Li Auto L9, L8, L6, i9 et MEGA et alimente aussi les drones Meituan et des deux-roues autonomes. À fin du deuxième trimestre 2026, Hesai avait livré plus de 10 000 modules de puissance robotiques au cumul, sa gamme s'étendant des articulations de main dextre aux articulations du corps entier, et l'entreprise prévoit un volume de livraisons à six chiffres pour cette activité en 2027. Deux enseignements : d'une part, les fabricants de lidar passent de l'automobile à deux briques robotiques — perception spatiale et exécution articulaire — et occupent ainsi une position de fournisseur composite « perception + action » ; d'autre part, l'alimentation des mains dextres et des robots complets voit apparaître des acteurs dotés d'une expérience de production de série et de systèmes de qualité de niveau automobile, ce qui est déterminant pour la régularité des livraisons et la montée à l'échelle. Hesai indique vouloir approfondir sa coopération avec Sharpa pour accélérer le déploiement en conditions réelles.
Structure de la chaîne d'approvisionnement10jqka / GGII · 28/09
L'analyse des rapports semestriels 2026 de 27 fournisseurs cotés fait apparaître un glissement net : les termes « échantillon » et « petite série », fréquents dans les rapports annuels précédents, cèdent la place à « livraisons de série » et « carnet de commandes », tandis que les écarts entre acteurs d'une même catégorie se mesurent désormais à l'utilisation des capacités et au rythme des extensions. Trois catégories sont entrées les premières en production à l'échelle : les réducteurs harmoniques, à un niveau de livraisons de l'ordre de la centaine de milliers d'unités ; les moteurs à couple sans cadre, dont les carnets de commandes atteignent le million d'unités ; et les lidars, plus précoces grâce aux robots de service et industriels. Les réducteurs harmoniques affichent la conversion de commandes la plus rapide : chez Laifu Harmonic, les expéditions du premier semestre atteignent 239 500 unités (+112,0 % sur un an), la part des petits réducteurs harmoniques destinés aux humanoïdes passant de 5,1 % à 10,6 % (les robots industriels restant le socle) ; à fin juillet, le carnet de commandes dépassait 400 000 unités, soit environ 1,7 fois les expéditions du semestre, et le taux d'utilisation des capacités atteignait 95,1 %, les lignes fonctionnant quasiment à pleine charge et les capacités nouvelles étant absorbées par de vraies commandes — la contrainte principale s'est déplacée de la demande vers la capacité. Portée par ces commandes, la capacité mensuelle est passée de 39 600 unités fin 2025 à 64 800 en juillet 2026, avec un objectif de 80 000 en fin d'année et 150 000 fin 2027 (environ 1,8 million d'unités par an, soit 3,8 fois le niveau de fin 2025).
Toucher et peau électroniqueEmbodied Business Sentinel / TMTPost · 30/09
La peau électronique n'est pas encore un composant standardisé : quatre voies technologiques coexistent, avec des compromis différents et des données produites qui ne sont pas interchangeables — Qianjue Robotics en visuo-tactile à trois couleurs, Daimon Robotics en visuo-tactile monochrome, PaXini en perception multidimensionnelle à effet Hall, Fulai New Material en piézorésistif souple ; même au sein du visuo-tactile, les trajets optiques, l'étalonnage et l'imagerie diffèrent. Le reportage identifie trois budgets distincts convoités par ces acteurs : (1) la nomenclature du robot, où le client achète à l'unité ou par capteur et où les critères de réception sont le rendement, le coût, la régularité, la durée de vie et les délais (la commande de 100 000 capteurs tactiles entre Fulai New Material et Linkerbot relève de cette couche) ; (2) les outils de R&D — gants de données, appareils portables de collecte, systèmes de téléopération et logiciels de simulation — vendus aux constructeurs, laboratoires universitaires et équipes de modèles, sans entrer dans la nomenclature finale ; (3) les données et l'entraînement de modèles, PaXini ayant mis en vente des données de tâches (litière de chat, rangement d'étagères, manipulation d'interrupteurs automobiles, connexion d'interfaces, usage d'outils) affichées entre 5 et 9 CNY. Le reportage formule deux réserves : pour les outils, l'indicateur pertinent n'est pas le volume vendu mais « combien de données utiles produites par heure et combien de jours pour apprendre une nouvelle tâche » ; et un prix affiché n'est qu'une mise en rayon — ce sont le paiement effectif, le réachat et la revente d'une même donnée qui déterminent s'il s'agit d'une activité. S'y ajoute une contrainte structurelle : les données tactiles se transfèrent mal hors de leur matériel, le signal dépendant du matériau, de la structure, de la fréquence d'échantillonnage, du positionnement et de l'étalonnage — changer de capteur revient souvent à changer de « toucher » (le benchmark inter-capteurs TacVerse publié le 25 septembre en fait une expérience reproductible, avec 7 capteurs visuo-tactiles et 106 800 images).
Désignations de fournisseursEast Money / Bloomberg citant des sources de la chaîne d'approvisionnement · 27/09
Le 16 septembre, l'équipe Tesla est arrivée à Ningbo et a lancé le 17 septembre un nouvel audit de production dédié à l'activité robotique, couvrant Tuopu Group, Sanhua Intelligent Controls, Zhejiang Rongtai, Xinquan et Joyson Electronics, tous issus de la chaîne d'approvisionnement automobile de Tesla ; cet audit est explicitement orienté vers la production de série d'Optimus et s'accompagne de commandes. Selon Bloomberg, citant des sources de la chaîne d'approvisionnement, l'audit de Ningbo fait passer Tuopu, Joyson et Sanhua du statut de partenaires temporaires à celui de partenaires de production de série, le rôle de Joyson Electronics étant de « fournir des capteurs » ; l'entreprise a répondu qu'elle ne pouvait pas commenter les clients en aval pour des raisons de confidentialité, sans confirmer, et Tesla n'a pas réagi. D'après les recherches de courtiers et les publications de la société, la gamme robotique de Joyson comprend des pièces déjà livrées en série à un client de premier plan à l'étranger (arrière de la tête, cou, épaules, genoux, doigts), des éléments en échantillonnage (masque d'affichage, centrale inertielle, gestion thermique et batterie), ainsi que des capteurs de couple six axes développés en interne (algorithmes en coopération avec Keli Sensing, désignations obtenues chez Galbot et AGIBOT), des caméras de profondeur stéréo, des capteurs olfactifs, de la peau électronique, des lidars à semi-conducteurs, un contrôleur global fondé sur NVIDIA Jetson Thor, des ensembles de tête, de thorax et de châssis, et une main dextre « Lingxi » à 20 degrés de liberté présentée au WAIC en juillet 2026. À noter qu'un audit ne vaut pas commande ferme — la « refonte par principes premiers » peut annuler une désignation antérieure — et que la part de la robotique dans le chiffre d'affaires courant reste très faible : chez Tuopu, l'activité actionneurs robotiques n'a représenté que 14,05 millions de CNY au premier semestre, tandis que Sanhua et Joyson n'ont même pas publié de chiffre d'affaires robotique distinct dans leurs comptes semestriels.
Socle techniqueDongfang Ruiji · 28/09
Le 28 septembre s'est tenue à Yichang (Hubei) la présentation d'un robot incarné à architecture électronique entièrement chinoise, première mondiale du genre ; la solution provient de Kyland Technology (300353.SZ). L'architecture électronique est décrite comme le « système nerveux » qui plafonne les performances du robot : système d'exploitation, réseau, outils logiciels et puce de calcul d'IA. La solution repose sur le calcul et le réseau déterministes et intègre quatre technologies : le système d'exploitation industriel intelligent national Hongdao Intewell (doté de nombreuses certifications internationales de sécurité fonctionnelle), la norme internationale de bus déterministe fondée sur TSN AUTBUS, le logiciel d'exécution d'IA physique MaVIEW et un processeur d'IA entièrement national, l'ensemble isolant et fusionnant le contrôle et le calcul d'IA. Par rapport aux schémas classiques (Linux/ROS, CAN/EtherCAT), les avantages revendiqués incluent l'intégration des protocoles industriels, l'exécution conjointe du contrôle et de l'inférence d'IA sur un socle déterministe, une coordination vision-contrôle à l'échelle de la milliseconde, une réponse du contrôle moteur en microsecondes et une sécurité intrinsèque reconstruite. Des ingénieurs du Centre national de développement de l'industrie et de l'information ont mené des tests en conditions de destruction articulaire, de cyberattaque et d'injection de virus : les robots à architecture classique ont subi défaillances de câblage, arrêts instantanés et pertes de contrôle, tandis que le robot à architecture nationale a passé les épreuves en conservant sa capacité de fonctionnement sécurisé. Portée industrielle : le système d'exploitation et le bus de communication du robot deviennent un nouveau front pour la substitution nationale et le récit de « sécurité intrinsèque » ; pour les acheteurs et intégrateurs, le protocole de bus (CAN, CAN FD, EtherCAT, AUTBUS) devient une dimension de compatibilité aussi importante que l'interface mécanique.
Observation de salonYicai · 01/10
IROS 2026 s'est tenu à Pittsburgh : les produits et technologies chinois y ont été au centre de l'attention, certains stands étant encerclés par les visiteurs internationaux — tandis que Tesla, Figure AI et 1X Technologies, comme les années précédentes, n'y ont pas participé, maintenant le mystère sur leurs technologies. Au-delà de l'affluence, les professionnels interrogés observent un virage plus pragmatique de l'intelligence incarnée : si les spectacles de robots et les combats attirent toujours les foules, le monde académique comme l'industrie s'intéressent surtout aux applications concrètes, à l'obtention de données physiques de haute précision et à l'entraînement des modèles, ce qui met en évidence l'importance du socle matériel — sur lequel les constructeurs chinois disposent d'un avantage manifeste. Chen Jinlin, directeur de la stratégie et des activités internationales de TaShan, spécialiste de la perception tactile, confirme : « aux États-Unis comme en Chine, l'intérêt pour la robotique est élevé, avec une forte affluence de visiteurs professionnels ». Pour les exposants, l'attrait d'IROS tient aussi à son excellent rapport coût-efficacité et à l'accès direct à des clients utiles — motif direct de l'investissement continu des constructeurs chinois dans les salons académiques internationaux. Cela recoupe l'article de la section 4 sur l'assaut du marché européen : l'intérêt européen et américain est réel, mais l'écart entre l'engouement et les commandes reste occupé par la certification, la confiance et la sécurité logicielle.
Politique publique et événementsCNR / People's Daily Online / The Paper · 29–30/09
La Global Developers Pioneer Summit (GDPS) 2026 et le concours international de compétences en intelligence incarnée se tiendront du 23 au 25 octobre au Zhangjiang Science Hall de Shanghai, sous le thème « l'incarnation entre en conditions réelles, le travail est glorieux », sous la conduite du comité d'organisation de la WAIC et organisés par l'Association chinoise de l'industrie de l'intelligence artificielle de Shanghai et l'Institut chinois de normalisation de l'électronique. L'événement suit l'architecture « 1 concours, 1 cérémonie d'ouverture, N activités de développeurs », son cœur étant le concours international (IEIC) construit autour des besoins réels de l'industrie, des services et des opérations spéciales, avec 9 pistes majeures et 23 épreuves, plus de 200 équipes et plus de 300 constructeurs attendus, pour un objectif de cent scénarios à forte valeur et un déploiement à l'échelle de 10 000 unités. Le règlement insiste sur l'absence de répétition et de scénario — test « en boîte noire » avec matériaux changeants et pannes positionnées aléatoirement ; après trois jours de simulation viennent des épreuves en simulation en ligne, puis des compétitions réelles dans une aciérie de Pékin et une mine du Shanxi. L'évaluation prend la forme de « kits de compétences métier » et porte sur le taux de réussite réel, le gain d'efficacité, la fiabilité de sécurité et la faisabilité économique : « nous ne regardons pas ce que le robot sait jouer comme spectacle, mais s'il fait bien son travail à un poste réel et avec un bénéfice réel ». Les participants forment un continuum industrie-recherche-usage : AGIBOT, Unitree et ABB côté industrie, Shanghai Electric, COSCO Shipping Technology, State Grid et Bailian Group côté entreprises publiques, aux côtés d'équipes de Fudan, de l'université North China Electric Power et de l'université de Shanghai. En arrière-plan, l'industrie de l'IA du district de Pudong a atteint 109,6 milliards de CNY au premier semestre 2026 (+17,8 %, production industrielle +42 %), avec près de 1 800 entreprises d'IA, plus de 150 sociétés d'intelligence incarnée et 137 000 cartes de puissance de calcul.
Normes et politiquesXinhua / Chaozhou Daily · 25/09
La norme sectorielle d'IA rédigée conjointement par l'Académie chinoise des technologies de l'information et de la communication (CAICT) et plus de 40 organisations — « Exigences de qualité et méthodes d'évaluation des jeux de données d'intelligence incarnée » — entrera en vigueur le 1er novembre. Selon le reportage, sa publication marque le passage de la construction des jeux de données d'une logique de volume à une logique de qualité, comble un vide normatif dans le domaine des données d'intelligence incarnée et pose les bases de jeux de données de qualité. Le cadre politique correspondant est l'action spéciale 2026 d'entraînement en conditions réelles lancée en juin par le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information et la SASAC : guidée par les applications, elle demande à chaque province de sélectionner au moins 20 unités de scénarios clés et d'adapter les environnements de travail selon le principe d'« intervention minimale et réutilisation de l'existant », afin de créer des espaces d'entraînement, de test et de validation en conditions réelles. Jiang Lei, scientifique principal du Beijing Humanoid Robot Innovation Center, souligne que les robots incarnés ont franchi la percée technique « de 0 à 1 », mais que le passage « de 1 à 10 » à l'échelle n'est pas résolu : les verrous sont le système de normes, la gestion d'ingénierie et les pilotes industriels, la contradiction centrale se concentrant sur l'adaptation aux scénarios. Côté modèle économique, la plupart des terrains d'entraînement tirent aujourd'hui leurs revenus de la vente de produits de données, insuffisante pour couvrir les investissements ; Wang Maolin, cofondateur de « Jibaopen » à Shenzhen, indique vouloir passer d'une offre de données unique à un « entraînement en tant que service » couvrant production de données, entraînement de modèles et validation applicative, afin de construire des revenus diversifiés. Conclusion : seul un triptyque scénarios, normes et exploitation permet de transformer l'avantage d'infrastructure des terrains d'entraînement en avantage d'innovation industrielle.
Talents et normesPortail du district de Longhua, Shenzhen · septembre
Le certificat « Évaluation des compétences professionnelles du technicien en robot d'intelligence incarnée (humanoïde) », élaboré sous la conduite du centre d'éducation et d'examen du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information et de Leju Robotics, a été officiellement publié, marquant le lancement de la standardisation et de la professionnalisation des compétences dans le domaine de l'intelligence incarnée en Chine. Chronologie : en avril 2026, Leju Robotics conclut un partenariat stratégique avec le centre d'examen ministériel et co-dirige l'élaboration de la norme ; en juillet, le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale annonce la création du nouveau métier de « technicien en robot d'intelligence incarnée », intégrant officiellement ces postes au système national des professions. La certification s'articule autour de quatre fonctions clés — maintenance et exploitation du robot humanoïde, opération intelligente, traitement de données, déploiement applicatif — et comporte trois niveaux : le niveau initial porte sur l'exécution standardisée (mise en service de base, téléopération, collecte et annotation de données, configuration de paramètres) ; le niveau intermédiaire sur le traitement de tâches avancées (diagnostic de pannes, opération en scénarios complexes, gestion des données, déploiement en périphérie) ; le niveau avancé sur l'application et l'optimisation à l'échelle du système (exploitation de bout en bout, opérations de mappage complexes, traitement multimodal, déploiement et optimisation de modèles). Le canal d'évaluation est ouvert à tous (étudiants, enseignants, professionnels en poste), selon une progression niveau par niveau. À noter que la norme classe explicitement « la collecte et l'annotation de données » parmi les fonctions clés du niveau initial : la collecte de données cesse d'être un travail temporaire pour devenir un métier certifié, ce qui conforte le constat selon lequel les collecteurs de données incarnées deviendront des professionnels spécialisés et polyvalents.
Actualités internationalesRobotico / Reuters citant l'IFR · fin septembre
Le secteur des humanoïdes à l'étranger passe de la démonstration de capacités à la démonstration de l'équation économique. Côté offre, l'événement marquant est Agility Robotics : l'opération avec Churchill Capital Corp XI valorise l'entreprise autour de 2,5 milliards de dollars (plus de 620 millions de dollars de produits bruts attendus, la levée la plus importante de l'histoire des humanoïdes) et la société a annoncé plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles (environ 1 000 robots, en modèle « robotique en tant que service » avec paiement mensuel) ; sa nouvelle génération Digit 5 capitalise plus de 65 000 heures d'exploitation de la génération précédente et adopte une architecture de « sécurité coopérative » permettant au robot de travailler plus près des opérateurs humains ; une journée analystes et investisseurs est prévue le 6 octobre. Côté demande, la référence vient de la Fédération internationale de robotique (IFR) : environ 7 000 humanoïdes ont été vendus dans le monde en 2025 pour des applications industrielles et de services professionnels, contre environ 542 000 robots industriels classiques installés sur la même période — le segment des humanoïdes suscite des valorisations et une attention considérables, mais reste commercialement au début de sa courbe d'adoption, une part notable des unités vendues servant à la R&D, au développement ou à des pilotes plutôt qu'au remplacement à temps plein de systèmes industriels existants. La Chine connaît une pression comparable : selon des informations de presse, les régulateurs ont relevé les seuils d'admission des fabricants d'humanoïdes, en privilégiant les revenus récurrents, la réduction des pertes et une différenciation technologique réelle. Autre information à retenir à l'étranger : le robot domestique NEO de 1X Technologies, à 20 000 dollars en accès anticipé (ou 499 dollars par mois par abonnement), pour lequel l'entreprise propose de planifier l'intervention d'un expert à distance pour les tâches non encore apprises — ce qui invite les acheteurs à vérifier qui peut accéder aux caméras et comment les enregistrements domestiques sont stockés. La conclusion partagée par les analystes : l'éclat technique ne suffit plus à financer le tour suivant, la question décisive étant de savoir si le client paiera de façon répétée.